Les droits de succession correspondent à l’impôt que les héritiers sont tenus de régler suite au décès d’un proche. Ces droits sont calculés sur la valeur nette des biens hérités, c’est-à-dire la valeur des biens du défunt, moins ses dettes et autres frais.
Le montant des droits de succession varie en fonction de plusieurs critères : la Région où résidait le défunt, le lien de parenté entre le défunt et l’héritier, et la valeur des biens hérités.
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Estimer ou simuler facilement vos droits de succession
Pour estimer combien vous devrez payer en droits de succession, utilisez notre simulateur en ligne, rassemblez toutes les valeurs des actifs (biens, comptes, assurances, dettes) puis entrez ces données pour appliquer les barèmes régionaux.
Par ailleurs, vous pouvez aussi demander à un notaire une évaluation, basée sur votre situation.
Simulateur de Droits de Succession
Belgique - Tarifs 2026
Nouveau en 2026 : Abattement de 50.000 €
Les héritiers en ligne directe ne paient plus de droits de succession sur les premiers 50.000 € hérités en Région flamande.
Information importante
Ce simulateur calcule les droits de succession selon la région et le lien de parenté sélectionnés. Les calculs sont basés sur les tarifs officiels en vigueur en 2026. Des exemptions et réductions supplémentaires peuvent s'appliquer selon votre situation (logement familial, enfants mineurs, etc.).
💡 Pour une estimation personnalisée et complète, consultez un notaire ou un conseiller fiscal spécialisé en succession.
Droits de succession dans la région wallonne
En Wallonie, les droits de succession sont calculés sur la part nette que chaque héritier reçoit, après déduction des dettes et frais. C’est une taxe régionale, différente de celles de Bruxelles ou de la Flandre.
Taux d’imposition en ligne directe (parents → enfants ou conjoint)
Les héritiers en ligne directe bénéficient de taux plus avantageux que ceux de la famille élargie :
| Tranches (actif net hérité) | Taux |
|---|---|
| jusqu’à 12 500 € | 3% |
| 12 500 – 25 000 € | 4% |
| 25 000 – 50 000 € | 5% |
| 50 000 – 100 000 € | 7% |
| 100 000 – 150 000 € | 10% |
| 150 000 – 200 000 € | 14% |
| 200 000 – 250 000 € | 18% |
| 250 000 – 500 000 € | 24% |
| > 500 000 € | 30% |
👉 Cela signifie que plus la part héritée est importante, plus le taux augmente progressivement.

Liens familiaux ≠ même taux pour tous
Les héritiers proches (conjoints, enfants) bénéficient généralement des taux ci-dessus.
En revanche, frères et sœurs, oncles/tantes, ou d’autres personnes non directement apparentées paient des taux beaucoup plus élevés :
| Lien de parenté | Tranche de part nette reçue | Taux des droits de succession |
|---|---|---|
| Frères et Sœurs | 0 – 12 500 € | 20 % |
| 12 500 – 25 000 € | 25 % | |
| 25 000 – 75 000 € | 35 % | |
| 75 000 – 175 000 € | 50 % | |
| > 175 000 € | 65 % | |
| Oncles/Tantes et Neveux/Nièces | 0 – 12 500 € | 25 % |
| 12 500 – 25 000 € | 30 % | |
| 25 000 – 75 000 € | 40 % | |
| 75 000 – 175 000 € | 55 % | |
| > 175 000 € | 70 % | |
| Autres personnes (amis, tiers) | 0 – 12 500 € | 30 % |
| 12 500 – 25 000 € | 35 % | |
| 25 000 – 75 000 € | 60 % | |
| > 75 000 € | 80 % |
➡️ Plus l’héritier est éloigné du défunt, plus les taux de droits de succession en Wallonie sont élevés. Les frères et sœurs payent des taux très supérieurs à ceux en ligne directe, et les oncles/tantes et neveux/nièces encore plus.

Exemptions et réductions importantes
| Type d’allégement | Bénéficiaires principaux | Effet fiscal |
|---|---|---|
| Abattement de base | Conjoints, cohabitants légaux, lignées directes | 12 500 € exonérés (ou 25 000 € si part ≤ 125 000 €) |
| Abattement pour enfants < 21 ans | Enfants mineurs | +2 500 €/an jusqu’à 21 ans |
| Exemption logement familial | Conjoints/cohabitants légaux | Zéro droit sur part du logement familial |
| Exonération pour successions modestes | Toutes personnes | Part ≤ 620 € exonérée |
| Réductions familles nombreuses | Héritiers avec ≥ 3 enfants < 21 ans | Réduction additionnelle (%) |
| Transmission entreprise familiale | L’entreprise doit exercer une activité économique réelle, employer du personnel, maintenir son activité en Wallonie pendant 5 ans, conserver 75 % des emplois et du capital, et le donateur/défunt doit être domicilié en Wallonie. | Possible exonération totale |
| Réduction deuxième succession rapide | Toutes personnes | Droits réduits de moitié |


Droits de succession dans la région de Bruxelles-Capitale
Taux en ligne directe (conjoints et enfants)
A Bruxelles, les droits de succession fonctionnent de manière similaire, mais les tranches et les taux sont différents :
| Tranches (actif net) | Taux |
|---|---|
| 0 – 50 000 € | 3% |
| 50 000 – 100 000 € | 8% |
| 100 000 – 175 000 € | 9% |
| 175 000 – 250 000 € | 18% |
| 250 000 – 500 000 € | 24% |
| > 500 000 € | 30% |
➡️ Comme en Wallonie, plus la valeur de l’héritage est élevée, plus la part est taxée fortement.
Taux pour autres liens familiaux
À Bruxelles aussi, les taux pour frères/sœurs et autres héritiers éloignés sont bien plus élevés que pour les héritiers directs. Par exemple :
| Lien de parenté | Tranche de part nette reçue | Taux de droits de succession |
|---|---|---|
| Frères et Sœurs | 0 – 12 500 € | 20 % |
| 12 500,01 – 25 000 € | 25 % | |
| 25 000,01 – 50 000 € | 30 % | |
| 50 000,01 – 100 000 € | 40 % | |
| 100 000,01 – 175 000 € | 55 % | |
| 175 000,01 – 250 000 € | 60 % | |
| > 250 000 € | 65 % | |
| Oncles/Tantes et Neveux/Nièces | 0 – 50 000 € | 35 % |
| 50 000,01 – 100 000 € | 50 % | |
| 100 000,01 – 175 000 € | 60 % | |
| > 175 000 € | 70 % | |
| Autres personnes | 0 – 50 000 € | 40 % |
| 50 000,01 – 75 000 € | 55 % | |
| 75 000,01 – 175 000 € | 65 % | |
| > 175 000 € | 80 % |
Avantages spécifiques à Bruxelles
| Type d’exonération / réduction | Qui en bénéficie | Effet sur les droits de succession |
|---|---|---|
| Abattement de base (exonération initiale) | Conjoints, enfants, parents proches | Jusqu’à 15 000 € non imposés sur la part nette héritée avant application des taux progressifs. |
| Abattement additionnel pour enfants < 21 ans | Enfants mineurs | + 2 500 € par année complète jusqu’à 21 ans (en plus de l’abattement de base). |
| Abattement pour tous les héritiers | Toutes personnes (liens familiaux ou non) | 1 250 € exemptés (même pour héritiers éloignés). |
| Exonération sur le logement familial | Conjoint ou cohabitant légal survivant | Aucune taxe sur la part nette du logement familial lorsqu’il était la résidence principale du défunt. |
| Note sur cohabitant de fait | Cohabitant non légal | N’a pas droit à l’exonération logement familial à Bruxelles. |
| Taux réduits pour transmission d’entreprise familiale | Transfert d’entreprise familiale | Régime aligné sur la Flandre avec taux préférentiels sous certaines conditions : exercer une activité économique réelle, être transmise à des membres de la famille, et l’activité doit être maintenue pendant plusieurs années après la transmission.. |
Droits de succession dans la région flamande
Taux en ligne directe (parents → enfants, conjoints, cohabitants légaux ou de fait avec preuve d’une cohabitation d’au moins 1 an)
En Flandre, les taux sont plus simples et répartis en trois tranches :
| Tranches (actif net) | Taux |
|---|---|
| jusqu’à 50 000 € | 3% |
| 50 000 – 250 000 € | 9% |
| > 250 000 € | 27% |
👉 Comme en Wallonie et Bruxelles, les héritiers proches paient un taux plus bas (3%) et plus élevé à mesure que la valeur de l’héritage augmente.

Taux pour autres héritiers
| Lien de parenté / Tranche de part nette héritée (€) | Frères et Sœurs | Autres héritiers (non proches) |
|---|---|---|
| 0,01 € – 35 000 € | 25 % | 25 % |
| 35 000,01 € – 75 000 € | 30 % | 45 % |
| > 75 000,01 € | 55 % | 55 % |
Particularités des droits de succession en Flandre
- En Flandre, l’impôt sur l’héritage s’appelle l’erfbelasting (taxe successorale). Il est géré par le service fiscal flamand (Vlaamse Belastingdienst) et concerne tous les héritages lorsque le défunt avait sa résidence fiscale en Flandre.
- Chaque héritier doit déposer une déclaration de succession auprès des autorités flamandes, même si la succession est simple ou peu élevée. Si aucune déclaration n’est faite, l’administration peut évaluer elle‑même la succession et appliquer les taux réguliers plus une pénalité de retard.
- Comme dans les autres Régions, la résidence familiale peut être exonérée de droits lorsque le conjoint ou le cohabitant survivant hérite.
✅ En Flandre, cette exonération s’applique également au cohabitant de fait si la vie commune a duré au moins 3 ans et qu’il y avait un foyer commun.
- Le cohabitant de fait, qui n’est pas légalement marié mais qui vit avec le défunt depuis au moins un an de manière continue, est traité comme un conjoint ou un cohabitant légal pour le calcul des droits de succession. Cela signifie que le cohabitant peut bénéficier des taux avantageux de la ligne directe.
- La Région flamande prévoit des réductions fiscales qui peuvent s’appliquer automatiquement ou si elles sont demandées dans la déclaration :
📌 Réduction pour successions modestes : si la part nette héritée est faible (par exemple ≤ 75 000 €), une réduction peut s’appliquer, diminuant l’impôt à payer.
📌 Réduction pour enfants orphelins de moins de 21 ans : ces héritiers peuvent bénéficier d’exonérations sur une part de la succession, notamment sur l’habitation familiale ou une tranche de biens mobiliers.
📌 Réduction pour partenaire survivant : en plus de l’exonération du foyer familial, il existe des abattements sur les premières tranches de biens mobiliers reçus.
- Un avantage pratique en Flandre est que les biens mobiliers (argent, valeurs mobilières) et immobiliers (maisons, terrains) peuvent être déclarés séparément. Cela peut réduire la progressivité de l’impôt, car des montants élevés ne sont pas additionnés dans une seule base unique avant taxation.
- Des réformes importantes ont été mises en œuvre ou prévues à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, visant à alléger la charge fiscale, notamment :
- Abattement pour le partenaire survivant relevé (de 50 000 € à 75 000 € ou plus selon les phases)
- Traitement fiscal plus favorable des héritages pour célibataires sans enfants, avec les 100 000 € premiers hérités taxés à des taux de ligne directe avant application du taux supérieur de 55 % au‑delà.

Comment est calculé le droit de succession ?
Les droits de succession sont un impôt régional dû par les héritiers lorsqu’ils reçoivent un patrimoine après le décès d’une personne. Pour déterminer combien est dû, on commence par établir la valeur nette de l’héritage : c’est‑à‑dire tous les biens et actifs du défunt moins ses dettes et frais (comme les frais funéraires ou les dettes encore en cours).
👉 Valeur nette héritée = valeur totale du patrimoine – dettes et frais
Cela inclut :
- la valeur des biens immobiliers,
- les comptes bancaires, placements et assurances,
- les véhicules et autres biens mobiliers,
- moins les dettes du défunt (crédits, frais funéraires, etc.).
Frais de succession
Au‑delà des droits de succession (impôts régionaux), il faut aussi prévoir des frais supplémentaires à régler dans le cadre d’une succession :
👉 Frais de notaire : ce sont les honoraires du notaire pour l’établissement de l’acte de succession, la rédaction et le dépôt de la déclaration, l’inventaire des biens, la répartition des actifs, etc. Ils sont généralement calculés en pourcentage de l’actif brut de la succession, c’est‑à‑dire la somme de tous les biens du défunt avant déduction des dettes.
👉 Frais administratifs : ils comprennent les certificats, débloquer les comptes bancaires, correspondances, ouverture de dossier et autres formalités nécessaires à la procédure.
👉 Honoraires de spécialistes : si tu fais appel à un expert, conseiller fiscal ou juriste pour optimiser la succession ou pour des situations complexes, ces honoraires s’ajoutent aussi aux frais.
💡 Ces différents frais s’ajoutent aux droits de succession que tu dois payer à l’administration fiscale, et ils peuvent varier selon la complexité de la succession, la taille du patrimoine et les services requis.
| 📌 Exemple : dans certaines études, pour une succession de 100 000 € d’actifs, les frais de notaire peuvent se situer autour de 1 250 € + frais divers, et augmenter avec la valeur de l’actif successoral. |
Que faire si je ne suis pas en mesure de régler les droits de succession ?
Si vous ne pouvez pas payer les droits de succession, vous pouvez contacter rapidement le receveur du bureau fiscal où la déclaration a été déposée pour demander un délai de paiement motivé ou un plan échelonné, voire proposer des garanties (comme une hypothèque ou un nantissement) afin de repousser ou répartir le règlement des droits.
Toutefois, cette demande doit être justifiée et acceptée par l’administration, et elle restera soumise aux intérêts de retard en attendant le paiement final.
Bien s’informer pour mieux protéger son héritage
En résumé, les droits de succession peuvent représenter une charge importante pour les héritiers.
Cependant, comprendre les barèmes fiscaux et les exemptions régionales peut aider à mieux se préparer et à optimiser l’héritage.
FAQ
Que faire si je ne peux pas payer les droits de succession ?
Si vous ne pouvez pas payer les droits de succession, vous pouvez contacter l’administration fiscale compétente (le receveur du bureau où la déclaration a été déposée) pour demander un report ou un échelonnement du paiement, justifier votre situation financière ou proposer des garanties afin de répartir le règlement.
Les comptes bancaires communs sont‑ils affectés par la succession ?
Oui, les comptes bancaires communs font partie de la succession du défunt. À la date du décès, la part appartenant au défunt est prise en compte dans la déclaration de succession et doit être partagée selon les règles de succession, les autres héritiers devant déclarer et partager ces fonds.
Les droits de succession sont‑ils plus élevés si le défunt vivait dans une autre région ?
Oui, chaque Région (Wallonie, Bruxelles‑Capitale, Flandre) applique ses propres barèmes et taux de droits de succession. Le montant à payer dépend donc de la Région où le défunt avait sa résidence fiscale principale, et les taux peuvent varier d’une Région à l’autre (voir les tableaux ci-dessus).
Que faire si je suis cohéritier avec d’autres membres de la famille et que nous ne sommes pas d’accord sur le partage ?
Dans le cas où les héritiers ne parviennent pas à se mettre d’accord sur la division des biens, il est conseillé de faire appel à un notaire pour faciliter la négociation. Si aucun accord n’est atteint, une procédure judiciaire de partage peut être lancée devant le tribunal compétent pour résoudre le différend.



